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Les blessuresIl est des blessures qui sont fatales Des murmures qui font trop mal C’est le rire, parfois le pire Des sourires qui veulent tout dire
Rien à faire ça peut pas plaire, Tous ces regards comme des miroirs On peut y voir, skonveu pas croire Rien à faire tout est trop noir Faire sauter la terre...Tous ces connards Partir très loin pour en finir Et sous le premier train s’enfuir
Il est des rumeurs qui sont perfides Des douleurs, comme de l’acide C’est le silence, parfois le pire Des souffrances qui veulent tout dire
Rien à faire ça peut pas plaire...
Il est des souillures qui sont tenaces Des brûlures comme de la glace Et nos souvenirs, parfois la plaie Des désirs qui nous effraient
Rien à faire ça peut pas plaire...
Rien à faire tout est trop noir...
Je saurai te parlerJe dirai tout ce que je sais Sur le soleil et sur la pluie Tous les mots que je connais Je dirai tout ce qu’il m’ont dit
Je saurai te parler
Sur la flamme sur le feu Sur la femme que je suis je dirai tout ce que veux
Je saurai te parler
De la sécheresse de l’eau salée Des râpes de fer pour nous calmer Des espaces de terre pour étrangers
Je saurai te parler
Y’a pas d’hôtel qui nous retienne y’a pas d’antenne qui nous rappelle Comme on est fragile C’est un détail qui nous sépare Comme on est fragile
Je saurai te parler
De la faiblesse des peaux fanées Des paroles de peur pour nous forcer Des espèces de serre pour dépravés
Je saurai te parler
Je dirai tout ce que je sais Sur le sommeil et l’insomnie Tous les mots que je connais Je dirai tout ce qu’il m’ont dit
Je saurai te parler
La chance tourneL’ange déçu de nous s’en est allé sur d’autres épaules chuchoter la vérité On veut y croire encore mais on a tout perdu quand nos amis sont morts Comme on l’a pas prévu on veut y croire encore mais y’a Plus de fortune plus d’étoile Plus d’ange plus de mektoub Plus de chance plus de mazal Car la chance tourne
Qui est déçu de nous qui nous a vu Traîner dans la boue des souvenirs partout On n’y croit plus dieu n’existe pas on a tout perdu et l’ange n’est plus là
Il n’y a plus rien qu’on y croit qu’on y croit pas La chance tourne
J’ai tant voulu revoir les visages disparus Recroiser ces regards dans ceux des inconnus Mais ils sont si fragiles qu’un rien les déchire Comme des enfants dociles qui meurent sans rien dire
Ce que je veux c’est rendre les armes autant que je peux sortir du vacarme Ce que je veux c’est marcher sur les stèles Attendre un peu que la chance revienne Mais y’a Plus de fortune plus d’étoile...
La valise
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sarah.zine@gmail.com
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